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  • Nicolas Rubinstein

    « Dans mes œuvres, il y a toujours plus de choses que ce que j'y mets de moi. Pour moi, il s'agit d'ouvrir un univers, et pas de donner à voir le mien. Je ne crois pas qu'une œuvre doive être universelle ». À la lecture de sa première monographie pour ses 25 ans de carrière (Quand j'aurai du vent dans mon crâne aux éditions Lienart) on comprend pourtant que son histoire personnelle pèse beaucoup dans les choix qui l'ont poussé à embrasser ce parcours hors-norme. De sa formation scientifique, Nicolas Rubinstein a gardé le goût de la recherche, du lent travail de laboratoire, lui qui travaille aujourd'hui dans un atelier monstre dans les quartiers populaires de Marseille. Dans une autre vie, il fut ingénieur géologue, par facilité et par devoir familial. Après six mois dans une académie de peinture, puis six mois comme chef de forage, il plaque tout, happé par la scène alternative de Nancy qui explose à l'époque avec le succès de Kas Product. Devenir artiste devient alors une évidence.